Tuesday, July 19, 2005

TN juillet 2004 - part I

Alors qu’en France les vacanciers ont commencé à se jeter sur les routes (à moins que ce ne soit l’inverse), pour moi l’été s’annonce comme une longue traversée du désert. Non pas que la chaleur soit accablante – bizarrement j’ai l’impression de mieux la supporter que les Japonais, le plus dur en cette saison étant plutôt qu’ici les cigales ne savent pas chanter. Non, le désert est en fait d’ordre sentimental : il s’agit de franchir indemne le temps qui me sépare d’Isabelle, dont l’arrivée à Tokyo est prévue dans 2 longs-petits mois, en fait 8 semaines…. Et encore, j’essaie de ne pas compter les jours ! Je poursuis donc tant bien que mal ma route, le regard scrutant vainement l’horizon qui semble prendre un malin plaisir à rester toujours aussi lointain (ce qui est la principale caractéristique de l’horizon), et où, telle un mirage l’image d’Isabelle, insaisissable, se perd dans un brouillard de chaleur. Que les âmes sensibles m’excusent ce lyrisme pleurnichard peu habituel, mais pour assurer la production désormais pharaonique de la référence littéraire qu’est devenu le Tokyo News, notamment face à la nouvelle concurrence – il se reconnaîtra ;-) – il me fallait un sponsor, et pour l’instant seul « Kleenex » a accepté de s’y coller.

La bonne nouvelle, c’est que mes congés sont enfin confirmés : je prends les 10 derniers jours d’août, puis je bosse 1 semaine en septembre, ensuite c’est reparti pour 2 semaines de vacances ! D’ici-là, c’est un rallye de presque 1 mois, une course qui s’annonce cahoteuse et menée tambour battant. Y’a intérêt à boucler le harnais de sécurité, visser le casque jusqu’aux yeux et se choisir un slip bien serré pour ne rien perdre en route. Parce que, contrairement à ce que j’espérais, même avec l’arrivée des beaux jours le boulot ne manque pas, et le mot est faible. D’autant plus que notre équipage est allégé de son pilote principal, puisque ma chef est partie en congés pour un mois et comme toujours, c’est en récupérant tous ses dossiers que je m’aperçois que finalement ma boss bosse (tiens, déjà un chameau…). D’habitude notre tandem est assez efficace, elle au volant, moi en copilote - même si ce n’est pas toujours très pratique, vu que c’est elle qui définit l’itinéraire en solitaire tandis que j’essaie de deviner dans quel sens il faut lire la carte. Désormais seul à la tête du secteur pour 1 mois, me voici un peu désemparé, avec la désagréable impression que ma chef a quitté précipitamment le bivouac en me laissant les clefs sur le contact et un mémo sur le pare-brise, du genre une croix au centre d’une grande feuille blanche assortie de la mention : « vous êtes ici ». Les bêtes sauvages qui hantent le désert n’ont pas tardé à me sauter dessus, et comme les absents ont toujours tort, à me servir des « ah bon elle ne t’a pas parlé de ça ? elle devait le faire pour hier soir ». Bref je me sens un peu au pied d’immenses dunes qui cachent le ciel et que je ne sais trop comment franchir. Concrètement, il s’agit surtout de dossiers pour notre Ambassade, qui, si j’ai bien compris, concernent des sujets aussi divers que « urgent », « très urgent », et « très très urgent ».

Mais venons-en plutôt à ce qui permet de tenir dans le désert : les oasis (à défaut d’oasis, une bière bien fraîche fera l’affaire) :

-Vendredi soir 9 juillet, après le boulot je devais recevoir chez moi Masa et une amie japonaise pour se retrouver simplement autour d’un verre. Finalement ils sont arrivés avec 3 autres Japonais, et plein de bonnes choses à boire et à manger. Pour l’occasion, j’ai saccagé un admirable Pinot Noir que j’avais en réserve en assassinant son bouchon par petits bouts qui sont allés se noyer au fond de la bouteille, fond que nous n’avons néanmoins pas tardé à atteindre...

-Le lendemain, réveil difficile pour être à 9h (du matin, arrrgh !) à mon rendez-vous avec Erwan et sa copine Yukari à la gare principale de Tokyo, d’où nous devions prendre un bus pour partir en ballade. Je suis arrivé comme d’habitude au dernier moment, déjà courant et transpirant. 2 heures plus tard, nous nous trouvions à une cinquantaine de kilomètres au nord-est de Tokyo, au pied de la Montagne Tsukuba, en fait constituée de 2 monts : un petit cours de sémantique japonaise donné par Yukari nous a appris que ces sommets étaient nommés Nantai et Nyotai, littéralement « Corps de l’Homme » et « Corps de la Femme », séparés par un cours d’eau appelé Minanogawa (« Rivière de l’Homme et de la Femme »). Par galanterie envers Yukari sans doute, nous avons commencé par gravir le pic masculin, sans y trouver toutefois la raison de son appellation, si ce n’est qu’effectivement la montée était très raide. D’autant plus qu’elle s’effectuait d’abord sous un soleil de plomb, puis dans l’ombre étouffante de la forêt. En en sortant enfin, vers 14h passées, le climat avait viré au menaçant et nous avons dû écourter notre escapade en rentrant en « cable car » (téléphérique), renonçant à grands regrets au relief féminin, qui gardera ses mystères encore inexplorés. Redescente en courant, qui rappellait en sens inverse la cavalcade pour ne pas rater le bus. Je pense que le monde entier a dû apprendre que, 2 fois dans la même journée, les transports en commun japonais auront été en retard à cause de nous. Le soir, nous avons retrouvé Olivier à Roppongi (près de chez moi) pour soigner nos courbatures en savourant une (ou deux…) bonne(s) bière(s) fraîche(s) et s’empiffrer dans un restaurant de yakiniku (viande grillée), un petit plaisir que je ne m’étais pas accordé depuis longtemps.

-Le 14 juillet. Aaaahh. Voilà une fête qu’elle est bonne. La grande sauterie à la Résidence de l’Ambassadeur. Un moment d’anthologie dans l’étalage des bons sentiments hypocrites. On y trouve 2 types de personnes : ceux qui font semblant de s’aimer, et ceux qui s’emmerdent. Liberté, Egalité, Fraternité, a rappelé dans son discours notre cher Ambassadeur, avec ce qui m’est apparu comme un sens aigu du décalé : rarement cette devise m’a paru aussi éloignée de la réalité immédiate. Je ne crache pas sur notre pays (qui, au passage, me paie grassement), mais je suis sidéré par le fait que certains fassent des pieds et des mains pour essayer de se faire inviter dans ce pince-fesses pompeux et semblent en retirer un grand honneur, alors qu’il n’y a pas de quoi casser 1 patte à un serpent. On a même eu droit à la visite de personnalités politiques comme Mme Takako Doi (leader du parti socialiste japonais) et de 2 anciens chefs du gouvernement : MM. Yoshiro Mori et Ryutaro Hashimoto. Certains lecteurs qui ont des facilités avec les patronymes nippons (vous me donnerez votre recette) se souviennent peut-être du premier, fortement soupçonné d’avoir violé une étudiante dans sa jeunesse. Quant à l’autre, il vient d’être impliqué dans une ènième affaire de corruption (lors d’une campagne électorale, sa faction aurait touché un chèque non déclaré de 100 millions de yens – environ 750 000 euros) du très influent lobby des dentistes. Je dis bravo. Liberté, Egalité, Fraternité, on l’aurait presque oublié. Et même pas de feu d’artifice ! En ce qui me concerne, comme pour l’ensemble du personnel de l’Ambassade, le 14 juillet n’est pas une fête, c’est une corvée. Ca fait partie du contrat, et c’est bien normal, d’ailleurs ça rompt un peu quotidien du boulot. C’est juste dommage que ça nous bouffe une soirée. Concrètement, il s’agissait de se faufiler parmi les petits fours, le champagne, et quelques centaines d’invités, le tout en transpirant le moins possible (pas fastoche). Dès qu’on reconnaît une relation professionnelle, il faut lui parler pour ne pas que la personne se sente seule. La difficulté étant de chercher ses ouailles du regard sans croiser celui des vieux croûtons qui constituent la plupart des invités et qui attendent le premier pigeon venu pour tromper leur solitude. Bref, en l’espace de plus de 4 heures j’ai dû réaliser le score assez maigre de 5 entretiens, dont 2 étaient peut-être vaguement intéressants, et environ aucun n’a contribué à améliorer la situtation générale de la France.

-Le moins qu’on puisse dire est que les journées se suivent et ne se ressemblent pas : le lendemain soir, Concert d’Offspring, en ce moment en tournée au Japon. Autre programme, autre ambiance, autres accoutrements. Transpiration idem. Comme ça n’a aucun intérêt pour ceux qui ne connaissent pas ce groupe, je me limiterai à dire que c’était assez excellent, et que ma tête résonne encore d’accords mélodieux et de paroles aussi douces que profondes… Le concert se tenait au Budôkan, une enceinte habituellement réservée aux tournois d’arts martiaux, située à l’intérieur des remparts du château impérial. Le contraste était donc pour le moins saisissant entre la sérénité imposante des murs médiévaux du site et la foule de jeunes portant des T-shirts à tête de mort enflammées où on lisait « Stupid Dumbshit Goddam Mother F***er ! ».

Projets à venir :

-le weekend prochain je vais à Osaka. Prétexte officiel : revoir Motomi, une très bonne amie d’Isabelle (cf. TN précédents). Raison officieuse : présenter à mon copain Masa une amie de Motomi, dont il est tombé amoureux rien qu’en voyant sa photo. C’est-y pas mignooooooonnn !

-à partir du 18 août je suis donc en congés pour 10 jours. Je ne sais pas encore exactement ce que je vais en faire, mais pour me changer les idées, j’ai pour l’instant dans l’idée de tenter un voyage en stop. D’après les Japonais, ça ne marche pas. D’après les étrangers, ça marche très bien. On verra ! En tous cas, ça me fera du bien de vivre au jour le jour, sans but ni agenda précis.

-la fin de ces congés coïncide avec le débarquement de 3 amis français qui vont venir dévaliser les boutiques de souvenirs japonaises (je devrais demander une commission…) et mettre le souk dans mon appartement pendant 2 semaines. Il faut croire que Max et Yoshi, mes précédents envahisseurs, ne les auront pas découragés. Tant mieux, je les attends de pied ferme, et il est déjà question que nous visitions une partie du Japon (soit à nouveau l’ouest, soit le nord) et assistions au tournoi de sumo, qui commencera quelques jours avant leur départ.

-je n’aurai pas le temps de souffler car leur retour en France coïncide avec la réception d’un nouveau colis : Isabelle, qui viendra donc habiter à nouveau avec moi, jusqu’à début décembre. C’est très aimable à elle ! En fait, c’est un peu le fil d’Ariane auquel je m’accroche pour gravir cette montagne de Sisyphe où je suis balloté de Charybde en Scylla. Vous me direz, ça change du désert.

Les photos sur le site du Monde (www.lemonde.fr, rubrique « portfolio / l’actualité en images »).

Ce Japonais, Tetsu Tanaka, qui est médecin depuis 20 ans en Afghanistan.

La Vie Immobile, de Natsuki Ikezawa, recueil de 2 nouvelles sur le thème la rencontre et de l’amitié. La seconde, « L’homme qui revient », est assez extraordinaire, et d’un certain point de vue m’a beaucoup rappelé l’œuvre de H.P. Lovecraft, le côté pessimiste et le panthéon de dieux maléfiques en moins.

Est-ce à cause du temps ? J’ai un mal épouvantable à me lever en ce moment. Pourtant je n’ai aucun mal à m’endormir le soir. D’ailleurs je ne trouve plus le temps de lire : je ne suis toujours pas à la moitié de « La Parfaite Lumière », quant au nouveau bouquin que m’a prêté ma prof de japonais, j’en lis 2 pages par jour en moyenne… (et je rappelle que c’est en français !). C’est pourtant intéressant, mais ça ne fait pas partie de mes priorités. Il faut dire aussi que j’ai profité d’une offre intéressante pour faire installer le câble chez moi. Je reçois maintenant 21 nouvelles chaînes de télévision, dont un tiers à peu près sont intéressantes : documentaires (Discovery Channel, National Geographic, Animal Planet), séries (Fox), cinéma (Cinefil Imagica)… du coup j’allume beaucoup plus souvent mon téléviseur, alors que j’avais fait une croix dessus depuis bien longtemps devant l’indigence des programmes japonais sur les chaînes gratuites. Je vous ai préparé une petite compilation de réflexions sur cette télé-poubelle, que je ne regarde quasiment plus, car dans les derniers temps, c’était plutôt l’exaspération qui l’emportait sur l’étonnement amusé.

Y a des emissions zarbes:

Emission pour inciter les gamins obeses a faire un regime.

Emission sur l islam, pour expliquer ce que c est. “comment vivre avec les Musulmans sur Terre?”, “les Musulmans sont nos voisins”, etc.

Les sonnettes des Mansion sont toutes les mêmes, du coup quand ca sonne à la télé, je crois que c’est chez moi!

Tiens y a une chanteuse japonaise, là, qui s’appelle Shela!

Le pire, c’est le télé-achat : bordel qu’est-ce qu’ils font comme cinéma ! Font semblant d’être surpris, etc…

Y’a à boire et à manger, mais surtout à manger en fait.

LES PUBES

Les pubes pour bagnoles se ressemblent toutes: tres tres souvent elles impliquent des gaijins et/ou la scene se passe visiblement en Europe.

Slogan: “designed for the aggressive driving”

Nouvelle tendance dans les pubes pour bagnoles: des remixes de chansons hyper classiques (ex: we will rock you, stand by me, woman de Lennon, the lion died tonight).

Les pubes pour bagnoles se ressemblent toutes: tres tres souvent elles impliquent des gaijins et/ou la scene se passe visiblement en Europe.

Slogan: “designed for the aggressive driving”

Nouvelle tendance dans les pubes pour bagnoles: des remixes de chansons hyper classiques (ex: we will rock you, stand by me, woman de Lennon, the lion died tonight).

Uniformisation de toutes les pubes pour bagnoles :

-se passent dans un pays occidental, la plupart du temps en Europe, voire en France (merci Carlos Ghosn)

-slogans en anglais :

NISSAN : « Shift the future »

MITSUBISHI MOTORS : « Heartbeat Motors »

HONDA / TOYOTA ? : “Drive your dreams”

DAIHATSU : “Wonderful Small”

SUBARU : “Think. Feel. Drive”

KYOCERA : « the new value frontier »

En ce moment (juin 2004), au moins 2 pubes de bagnole avec des noms français et mignons : “Bon Bon” et “Lapin”

Source inépuisable de connerie dans le monde entier mais le Japon n est pas en reste.

La télé japonaise, c’est au bas mot 70% de pub. Dont je dirais 20% officielle. Le reste, c’est du télé-achat, c’est des émissions qui vantent les vertus de tel ou tel produit, restaurant, lieu de villégiature, etc. L exemple le plus frappant, c’est ce truc que j ai vu une fois, sur les Shotengai (galleries marchandes) d’Osaka. Quand on connait la situation (désatreuse) de ces Shotengai, c’est gerbant de voir ces gens qui s’y balladent l’air de rien, et qui tout d’un coup tombent sur un magasin de fringues ou de bouffe, et ont la surprise de leur vie en voyant ce qu’on peut y trouver, et comme les vendeurs sont sympas (à propos les vendeurs jouent trop mal la comédie aussi, et il est complètement évident qu’ils sont prévenus à l’avance et qu’ils attendent les mecs de la télé. C’est à se demander s’ils n’ont pas payé la télé pour ça… en tous cas je suis qwasiment sûr que la municipalité ou d’une quelconque façon le gouvernement paye pour ça ; les shotengai, qui sont desertes par les commercants, ont trop besoin de pub). Et alors quand les presentateurs voient le prix, ils ont pratiquement une crise cardiaque tellement oh mon dieu surprise c est pas cher. C est a vomir. C est pas que c est pas bien d aider les shotengai, ils en ont bien besoin les pauvres, mais c est que toute cette mascarade est faite pour faire croire au spectateur que c est du vrai. C est exactement en ligne avec tous ces faux reality shows (ce qui clairement une contradiction dans les termes). Les gens ne sont même pas surpris de voir la caméra. Bref, on prend les gens pour des cons. Des cons pleins de frics et qui aiment qu on le leur pompe. Des sacs de pognon avec rien que de la merde dans la tete pour alimenter le systeme.

Un truc qu est pas en France non plus me semble t il: au milieu de toutes les autres pubes, au meme niveau, on trouve des bandes annonces de films.

Et le nombre de pubes qui culpabilisent les femmes sur leur corps: odeurs, transpiration, traces et champignons divers (aisselles, pieds…). C est presque toujours des femmes qui ont les trucs honteux. Idem pour la constipation, l aerophagie… Sans compter bien sûr les serviettes hygiéniques qu’on bouffe allègrement aux heures de repas.

Dans le meme ordre d idees, les femmes vraiment sexy (et donc un peu putes) sont toujours des gaijins. Les rares fois ou on voit un cul (en string) c est toujours une gaijin.

Les gaijins sont toujours des mecs droles ou bizarres. Ils ne parlent jamais japonais, ou alors tres mal, ou alors c est (mal) double.

Il y a des pubes qui utilisent les memes personnes ou les memes scenes pour des produits ou des marques differentes (ex: les mecs aventuriers “Faitooo!”, qui font la pube pour un produit vitamine et on les retrouve dans une pube pour l ADSL so-net). Ou alors deux trucs qui n ont rien a voir dans la meme pube. C est des campagnes jumelees (ex: une banque avec un produit alimentaire), mais du coup on ne comprend pas vraiment sur quoi porte la pube.

Les pubes sont particulierement horripilantes pendant les films:

-toutes les 10 a 15 minutes, voire moins, puisque plus on approche de la fin du film, plus les spots sont rapproches. Dans Terminator 2: on compte une douzaine de coupures pubes.

- Pas le temps d aller pisser. On risque de rater le retour du film, d autant plus qu il n y a pas de jingle pour les pubs, donc quand le film reprend, on se demande toujours si c est pas une nouvelle pube. Genial pour rester dans l ambiance… entre 2 scenes de Seven, on peut bouffer des suppos, des serviettes hygieniques et voir toutes sortes de conneries avec des mecs a la mine artificiellement rejouie et des voix exasperantes

-omnipresence des sponsors (avant, pendant, et apres la pube); certains vont etre sponsors en meme temps qu ils passent 3 ou 4 pubes a eux dans un seul spot…

-comme si ca suffisait pas, pendant le film ils peuvent passer l adresse web de l emission (qui defile en bas de l ecran)

-passent une sorte de bande annonce du film (parfois juste une image) avant les pubes, mais aussi entre 2 spots de pub! En general c est tres “putain” (scenes spectaculaires, d action, ou un peu sexy), quitte a montrer des moments du film qu on a pas encore vus…(ah merde, je croyais qu il etait mort, celui-la!)

-visiblement ils en ont rien a foutre de savoir qui jouait dans les roles autres que principaux, ni qui fait la musique, ni tout le reste, puisqu il n y a pas de generique de fin: il est sucre, a la place ils passent encore une page (voire un annuaire) de pub, et puis passent des images choc du film, mais sur fond de musique hyper douce.

-et le pire: le film est coupe, parfois il manque des scenes tres importantes…

et la pube c est pas seulement a la tele. Aujourd hui j etais dans le metro et je cherchais un plan du regard: impossible d en trouver un, TOUS les espaces d affichage etaient occupes par de la pube. Et y en a un paquet…

dans ma boite aux lettres, j ai, en moyenne, une dizaine de pubes par semaine pour telephone rose et autres services d hotesses. C est 90% de ce que je recois. Et puis, et puis, de temps en temps, j ai des suprises, comme cette pube de photographes pour memes nostalgiques qui veulent poser en robe de mariee. 3000 yens la séance.

(du temps d’OSAKA :) Et pis au milieu de toute la merde, il y a quelques dessins animes sympas:

-Dr Slump (lundi au vendredi, 8h30 AM): monde delirant de Toriyama, on ne s en lasse pas.

-Cowboy Beebop (dimanche, 1h40 AM, supeeeer):heros tres cool (clope au bec), musique blues, et tres jazzy, meme pendant les combats; une touche annees 70; decors et machines bien inventes et soignes.

-chibi Maruko-chan (dimanche, 18h10)

-Ryou san no hataraki guruma (dimanche, 19h): policier crado, avec une touche tres Osaka

-OnePiece (dimanche, 19h30): personnages tres originaux, et mimiques terribles

-Sakura Taisen (dimanche, 2h15 AM)

-Samurai Girl Real Bout

A TOKYO 2003 :

-GUNGRAVE, Ch. 12 Lundi 01h30

-Atarasui Nihongo, Ch. 6 Mercredi 23h30-00h00

-Bimbo Battle, Ch. 10 ? Jeudi 23h30

-Geinojin Setsuyaku Battle, Ch. 10, Jeudi 19h30

-Animé sponsorisé par MacDo où ils bouffent du WacDo

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