Sunday, May 28, 2006

Sunday Blues Medicine : Miss Meteo

Dimanche 28 mai 2006. Encore un de ces weekends tokyoïtes à regarder comme c'est moche une mégalopole sous la pluie. Heureusement il reste les merveilles de l'auto-suggestion : que diriez-vous d'un pti coup de méthode Coué ?
Vu sur la chaîne Internet Gyao (c'était LE grand titre de la catégorie "News/Business") : une nénette adorable et à la bonne humeur communicative nous annonce avec son sourire désarmant que, au cas où l'on aurait pas remarqué, il fait chaud et humide, avec des précipitations. C'est le phénomène Tsuyu, qui s'écrit "梅雨" (les caractères signifient littéralement "la pluie des prunes"), et se prononce "tsouillou", en fait
la saison des pluies japonaise, qui s'entête à revenir chaque année pour qu'on lui souhaite "happy birthday Tsuyu" (je l'ai déjà faite, mais je ne m'en lasse pas...). N'est-ce pas charmant ? Alors qu'en français on appelle ça un temps de merde, ça encourage moins à mettre le nez dedans, je veux dire dehors.
Au Japon, au contraire, Miss Meteo nous annonce que ces conditions sont idéales
pour la reproduction, la ponte et l'éclosion des lucioles, qui en raffolent. Comme des petites folles des idoles, elles se collent le popol en vol ou à même le sol et convolent loin des rigoles des mégapoles. Ces fripouilles grouillent dans les citrouilles où elles se papouillent la bouille et s'embrouillent sans trouille que ça mouille (un petit jeu au passage : quel est l'anagramme de "luciole"? indice dans la phrase précédente...). Les Japonais sont très sensibles au romantisme de ces bébêtes dont l'arrière-train s'illumine pour pouvoir observer les papillons dans l'obscurité.
Conclusion : la présentatrice finit par
nous montrer elle-même son petit derrière, garni de deux grosses étoiles brillantes, en disant : "ça ne vous dirait pas de partir à la chasse aux fesses lumineuses?". On comprend que les Japonais, qui sont des gens très attachés aux détails, adorent méticuler les mouches.

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